Étienne

Ouch Ouille Ayoye – plantes urticantes, irritantes et compagnie

L’été est finalement arrivé. J’en profite pour vous écrire un petit billet qui vous dresse une liste d’espèces assez importantes à reconnaître si vous voulez vous évitez quelques démangeaisons durant cette belle saison. Plusieurs québécois vous diront qu’ils n’ont jamais eu à se soucier de ces espèces, mais plusieurs pourront aussi vous raconter certaines histoires assez terribles de démangeaisons liées à certaines des espèces de cette liste. Bref, loin de vouloir être alarmiste, je désire seulement partager ici quelques infos, car mieux vaut prévenir que guérir. Je donne seulement quelques liens; les intéressés iront consulter Monsieur Google qui vous fournira tout plein de photos.

J’y vais en ordre d’importance pour notre clientèle du club, région de Québec :

  • L’herbe à la puce (en québécois, on prononce plus souvent « herbapuce ») : « Les symptômes vont d’une démangeaison sans gravité accompagnée de rougeur à des lésions graves suintantes accompagnées de fièvre. (…) L’herbe à la puce est probablement la plante qui cause le plus grand nombre de dermatites d’origine végétale au Canada. » (Source et plus d’information sur l’herbe à la puce (cbif.gc.ca) ). Cette espèce est assez bien répandue sur le territoire de la ville de Québec. C’est une plante ligneuse (qui forme un petit « tronc » de bois), mais qui ne monte pas très haut; alors, elle est vite étouffée par la compétition. Son milieu de prédilection: elle aime bien les endroits moyennement perturbés assez ensoleillés, comme les sentiers pédestres de la ville ou sur les sites de mises à l’eau (désolé de vous l’apprendre…). Elle est aussi présente sur bon nombre de sentiers à l’extérieur de la ville, mais elle semble quand même pousser moins bien sur les sols pauvres et acides du bouclier Canadien (aucune recherche scientifique à cet égard, mais je ne l’ai pas vu souvent dans Charlevoix, peut-être question de climat). Attention, le produit toxique est une huile qui peut coller aux vêtements : bien nettoyer avant de manipuler les souliers/vêtements (ou pitou) ayant été en contact avec cette huile.
  • La berce du Caucase : une belle plante d’origine européenne introduite pour son allure assez impressionnante, une plante énorme qui donne un superbe effet dans un fond de jardin. Petit hic c’est qu’elle peut causer des photodermatites assez importantes; chez certaines personnes plus sensibles, ça s’apparente à une brûlure au 2ème degré. La plante est en pleine progression au Québec. Canoteurs/kayakistes : vraiment désolé de vous l’annoncer, mais elle affectionne particulièrement les bords de cours d’eau ! Les plus grosses populations sont encore sur la rive-sud, dans les cours d’eau un peu moins intéressant pour le canot, mais elle commence à s’établir le long de plusieurs cours d’eau de la ville de Québec (notamment la rivière Lorette et quelques-uns de ses tributaires); ça en prendra pas long pour qu’elle arrive sur les autres cours d’eau plus naturels. Attention, la plante a aussi un proche cousin, la « berce laineuse », qu’on voit beaucoup plus souvent; la berce laineuse peut aussi causer des photodermatites, mais habituellement beaucoup moins sévères (personnellement, j’aime quand même mieux m’en tenir loin). Pour plus d’infos sur la berce du caucase (cbif.gc.ca) ; voir aussi www.queberce.crad.ulaval.ca. Par ailleurs la berce du Caucase fait parti des espèces exotiques envahissantes. Vous pouvez utiliser l’application mobile Sentinelle pour l’identifier et la signaler : Application Sentinelle
  • Le panais sauvage, un petit cousin de la berce du Caucase, même famille des Ombellifères (Apicaceae). Je connais quelqu’un ayant déjà eu une réaction assez sévère à cette espèce (photodermatite de contact). C’était il y a une dizaine d’années, avant qu’on commence à entendre parler de la berce du Caucase, et son histoire était bien similaire à ce qu’on a entendu ces 2-3 dernières années au sujet des réactions avec la berce: la personne m’avait parlé d’une brûlure intense impliquant des grosses cloques et de fortes démangeaisons. Pour plus d’information sur le panais sauvage (cbif.gc.ca)
  • L’ortie : une plante un peu plus connue de notre clientèle française. Pas une réaction aussi sévère que les précédentes, mais plutôt une sensation de brûlure lorsque les minuscules poils urticants (un peu comme des petits aiguillons) délivrent leur poison dans notre peau (vécu à quelques reprises…). Plus d’information sur  l’ortie (cbif.gc.ca)
  • Dans une autre catégorie : l’herbe à poux (prononcé « herbapoux ») : je mentionne, car plusieurs ont peur de la manipuler, pourtant aucune réaction au toucher et ça s’arrache assez bien. Elle est citée ici car, chez plusieurs, c’est l’espèce responsable de l’allergie au pollen qui arrive au milieu de l’été (rhume des foins) et on peut réduire la quantité de pollen dans l’air en l’arrachant. Plus d’information sur  l’herbe à poux (sante.gouv.qc.ca)

 

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